Bien-être animal à Bruxelles, la N-VA accuse le MR de bloquer le code
Sa demande d’inscrire son texte à l’ordre du jour ayant été rejetée, la N-VA accuse le MR d’obstruction, que celui-ci conteste en promettant une synthèse.
Bruxelles est la seule des trois régions du pays à ne toujours pas disposer d’un code du bien-être animal, et la séance de la commission de l’Environnement du 7 octobre 2026 ne rapproche pas encore ce moment. Au parlement régional, le député N-VA Mathias Vanden Borre a vu sa demande repoussée, pendant que le MR met en avant une proposition de synthèse à venir.
En bref
- Au parlement régional, le député N-VA Mathias Vanden Borre a vu sa demande repoussée, pendant que le MR met en avant une proposition de synthèse à venir.
- Le député accuse le MR de « céder une nouvelle fois au PS ».
- C’est à ce moment que les différents partis devront se positionner sur le texte.
Trois textes déposés, aucun à l’ordre du jour
Selon Le Soir, ce code et la question d’une interdiction de l’abattage sans étourdissement alimentent de longue date les désaccords politiques dans la capitale. La Flandre et la Wallonie ont chacune adopté leur texte, alors que Bruxelles en est toujours à comparer des propositions : Groen, Défi et la N-VA ont déposé la leur.
Mercredi matin, Mathias Vanden Borre a réclamé que le projet de son parti soit inscrit à l’ordre du jour de la commission, puis soumis au vote. La présidente de la commission, Aurélie Czekalski (MR), a écarté cette demande. D’après la RTBF, elle a obtenu pour cela le soutien du PS, d’Ecolo et du PTB.
Elle a toutefois fait deux annonces : l’auteur d’une pétition citoyenne consacrée au code sera auditionné, et la majorité présentera une proposition de synthèse.
Ce que reproche la N-VA, et qui s’y joint
Pour Mathias Vanden Borre, ce refus illustre « une fois de plus l’absurdité » du fonctionnement du parlement. Il rappelle que plus d’un millier de citoyens demandent un examen immédiat du code : ils seront entendus, dit-il, mais leur demande elle-même reste lettre morte. Il parle de « participation pour la forme » et soutient que les élus sont là pour débattre et trancher sans délai, quand autant de Bruxellois le demandent.
Le député accuse le MR de « céder une nouvelle fois au PS ». Gaia, l’association de défense des animaux, adresse aussi au MR le reproche d’« obstruction ».
Mathias Vanden Borre interpelle par ailleurs Elke Van den Brandt (Groen), ministre à Bruxelles chargée du Bien-être animal. Elle partage la position du MR sur l’interdiction de l’abattage sans étourdissement, et il l’invite à agir en conformité avec ses déclarations.
Le MR parle de déblocage, pas d’obstruction
Le député MR Gaëtan Van Goidsenhoven rejette l’idée d’un blocage venant de son parti. À ses yeux, la proposition de synthèse ouvre au contraire une sortie après ce qu’il qualifie d’« échec total » de la législature précédente. Dès que ce texte sera déposé, précise-t-il, il reviendra à chaque formation de se prononcer.
Président du refuge Veeweyde, il dit vouloir peser de tout son « poids politique » pour que le dossier avance. Les deux médias ne rapportent pas son horizon exactement de la même manière : la RTBF évoque un aboutissement avant la fin de la législature, tandis que Le Soir écrit qu’il ne veut pas attendre la fin de la législature pour obtenir des résultats. Dans les deux cas, il s’agit d’une promesse formulée par le député lui-même.
Il ajoute que le code du bien-être animal ne se résume pas à la question de l’abattage sans étourdissement. Ce volet, selon lui, ne peut pas continuer à bloquer l’ensemble du dossier.
Les prochaines étapes annoncées
Deux rendez-vous se dessinent désormais : l’audition de l’auteur de la pétition par la commission, puis la présentation de la proposition de synthèse de la majorité. C’est à ce moment que les différents partis devront se positionner sur le texte.
Les positions affichées mercredi se résument ainsi : la N-VA exige un vote immédiat sur son propre texte, le MR, soutenu en commission par le PS, Ecolo et le PTB, mise sur la synthèse de la majorité, et la ministre Van den Brandt, pourtant favorable à l’interdiction de l’abattage sans étourdissement, se voit demander de passer des paroles aux actes.
Photo à la une. Source : Wikimedia Commons. Photographe : Romaine. Licence : CC0.
